Photo G. Bader

La guerre qui a frappé l’Artsakh et l’Arménie toute entière a fait plusieurs milliers de victimes et jeté sur les routes des milliers de déplacés, dont 6000 se sont réfugiés dans le Syunik (province frontalière de l’Artsakh). La ville de Goris est ainsi devenue une base arrière pour bon nombre de blessés et de réfugiés et le Centre Cardiovasculaire Franco-Arménien (CCFA), suite à la mise hors service de l’hôpital de Stepanakert, est devenu de fait la seule structure opérationnelle dans tout le sud de l’Arménie.

Pendant toute la durée de la guerre et les semaines qui ont suivi, le CCFA a reçu blessés et réfugiés (les consultations y étaient suspendues), prodigué les premiers soins, répondu aux besoins d’urgence. Il a aussi servi de lieu de stockage sécurisé et de redistribution pour les centaines de cartons de médicaments et de matériels récoltés en France par de très nombreux bénévoles.

Photo G. Bader

L’ASAF a choisi, dans un premier temps, de répondre aux demandes médicales locales de manière à pouvoir envoyer ce dont les médecins sur place avaient besoin. Pour cela l’ASAF s’est chargé de l’achat en France et en Arménie et de l’envoi de médicaments et de matériel médical pour répondre aux demandes urgentes des hôpitaux locaux.

Outre cette opération, l’intervention du Pr Laurent Papazian, (Professeur de réanimation à l’Hôpital Nord de Marseille) auprès des autorités sanitaires a permis à l’ASAF de recevoir un don en matériel et en médicaments de la part de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille et de l’Agence Régionale de Santé de PACA.

Nos bénévoles ont réceptionné et trié tous les médicaments qui nous ont été fournis par les autres établissements de santé, sous le contrôle de nos médecins et pharmaciens. Deux envois de containers ont ainsi été réalisés. Le matériel a été par la suite réceptionné et distribué par le CCFA.

Par ailleurs, il a été nécessaire d’adapter le CCFA à la situation d’urgence en viabilisant son sous-sol pour accueillir blessés et réfugiés et y loger temporairement des familles. Le personnel soignant du centre a été mobilisé pour la prise en charge des blessés. Dans ce cadre, le CCFA, qui est très proche des zones de combats, est devenu la base arrière de l’assistance aux populations d’Artsakh. Dès les premiers jours de l’agression azérie, il a été réquisitionné par l’état Arménien et a dû interrompre ses activités (à l’exception des urgences cardiovasculaires) et la moitié de ses médecins a dû se rendre à Stepanakert pour pallier à l’urgence médicale.

Photo G. Bader

En outre, l’ASAF a décidé d’étendre son action au-delà du domaine médical en faisant du CCFA de Goris un centre d’accueil et de distribution de produits permettant de couvrir les besoins les plus urgents des réfugiés. Une organisation du Centre a ainsi été mise en place à cet effet.

Photo G. Bader

Enfin, l’ASAF a souhaité participer à l’action de l’association HAY MED – sous la responsabilité du Dr Jean Michel Eckerian anesthésiste réanimateur de la région parisienne- pour le retour en Artsakh et la réinstallation des personnes déplacées. Il s’agit d’apporter une aide directe aux familles souhaitant se ré-installer en Artsakh. Le Dr Eckerian y effectue depuis plusieurs années un travail de fond et est aujourd’hui le meilleur connaisseur des besoins des populations dans cette région.

Dr J.M Eckerian (au centre) entouré d’enfants d’Artsakh.
Catégories : Actualité

0 commentaire

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.